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Livre. « Stop » de Laurent de Bartillat et Simon Retallack

450 pages d’un papier épais, souvent imprimé sur de la couleur, ce livre pesant est d’autant plus
difficile à lire que l’objectif principal est de dénoncer tout ce qui ne va pas sur cette planète en danger et ainsi
affirmer que nous étions informés, donc sans excuse. Je me suis donc forcée à le lire jusqu’au bout !... et à
vous en faire un résumé.

4 grands chapitres : l’Air, l’Eau, la Terre, les Animaux.

1) L’air

A) la pollution carbonique, multipliée par 12 en un siècle. A cause du réchauffement climatique les océans
(qui contiennent les plus grandes réserves de CO2 de la planète) pourraient le rejeter dans l’atmosphère. (p
58). Bush est blâmé pour sa politique néfaste qui s’explique par le fait que le gouvernement est composé de
dirigeants du pétrole, du nucléaire et de l’automobile. Est affirmée l’idée que nous avons une dette
écologique vis à vis des pays pauvres car nous les avons pillés à notre profit. Un exemple positif cependant :
Curitiba, qui a l’air le plus pur du Brésil.

B) la pollution chimique : méfaits des pesticides... un exemple positif inattendu : Cuba, qui du fait de
l’embargo a dû trouver des solutions naturelles ! Même les rejets des incinérateurs sont toxiques au point
qu’il devrait être interdit d’utiliser ces cendres pour les routes. Depuis 1987 enfin les CFC sont interdits dans
les pays industrialisés... mais les pays en voie de développement sont autorisés à poursuivre leur production
jusqu’en 2010... et on n’enlève pas les CFC des frigos qui vont à la casse.
C) les radiations, d’autant plus dangereuses que la radioactivité n’est pas détectable par l’organisme humain.
Or, de 1945 à 1998 il y a eu 2000 essais nucléaires, soit une moyenne de un tous les 9 jours.

2) L’eau

A) l’épuisement. Est dénoncée l’extension des cultures à irrigation. Ainsi le Colorado, le Fleuve Jaune, le Nil,
le Gange n’arrivent plus jusqu’à leur embouchure. Or il est possible de réduire la consommation d’eau de
95% en pratiquant l’irrigation en goutte à goutte. Les grands barrages causent les dommages les plus graves à
l’humanité avec le risque de rupture et l’envasement. Or la Chine projette le barrage des 3 Gorges qui
provoquera le déplacement de près de 2 millions de personnes et l’inondation de 28.400 ha de terres
cultivables ! Les auteurs sont contre la privatisation de l’eau, patrimone de l’humanité.

B) la pollution. lutter contre l’eutrophisation des lacs et garder les zones humides. Pratiquer la symbiose
industrielle : les déchets d’une usine étant utilisés par une autre voisine.
Quant à la pollution des océans, elle provoque la mort blanche des récifs coralliens.
Les peintures anti salissures employées sur les bateaux peuvent encore être utilisées jusqu’en 2008. Les
navires sous pavillon de complaisance sont une plaie car ils ne peuvent être sanctionnés. Et de 1940 à 1990
les déchets nucléaires ont été rejetés en mer dans des zones inconnues !

3) la Terre

A) l’épuisement des sols. C’est la priorité au rendement, et pour cela on utilise des engrais artificiels si bien
qu’il faut user 10 à 15 calories pour produire 1 calorie alimentaire. Et dire que les gouvernements
subventionnent l’utilisation de ces engrais ! Et des tonnes de nourriture achetées ne sont pas consommées et
sont jetées ! Le labourage étant facteur d’érosion, est préconisée la culture sur paillis (mélange de paille et de
résidus végétaux). Le bitume provoque des inondations, or les routes et les villes gagnent sur la terre. La
biodiversité disparaît et pratiquer la monoculture c’est risqué.

B) la déforestation. Pratique désastreuse des coupes à blanc, du défrichage agricole. Les routes tracées en
Amazonie par exemple donnent accès aux forêts à exploiter. Le déboisement aboutit quelquefois à une sorte
de nettoyage ethnique !

C) la pollution génétique. Méfaits des OGM. En 2002, quatre cultures atteintes : coton, maïs, colza et soja.
Face au réchauffement planétaire, au lieu de mettre un coup d’arrêt à la pollution, on préfère manipuler
génétiquement les plantes et les animaux pour qu’ils supportent les températures élevées et les sécheresses !
On prétend que les OGM résoudront la faim dans le monde... Or, si la famine existe ce n’est pas faute de
nourriture mais à cause d’une mauvaise répartition. De plus, le commerce aujourd’hui consiste souvent à
échanger des produits dont la plupart des pays disposent et n’ont pas besoin de transiter tout autour de la
planète.

4) Les animaux

Les espèces disparues le sont à tout jamais. De quel droit, au 21e siècle, anéantirions-nous des millions
d’espèces vivantes et en reproduirions-nous une seule (par clonage) ? Sont également blâmées les
expérimentations animales si cruelles et pas probantes car on ne maîtrise pas toutes les conséquences.
Bonne démonstration que la planète est en danger... mais les moyens de réagir sont à mon avis bien moins
bien traités ici. Beaucoup de photos hallucinantes, de quoi cauchemarder. J’en sors groggie... mais que cela
ne vous empêche pas de le lire car c’est instructif. Citant le chef Raoni, défenseur de la forêt amazonienne, :
« nous respirons tous un seul air, nous vivons tous une seule terre, nous devons la protéger ».
Or la nature en nous s’est tue et avec elle l’instinct primaire de la protéger.