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Ecologie et Création
Article mis en ligne le 23 avril 2012
dernière modification le 15 novembre 2019

Sous la direction de Mgr Marc Stenger, il s’agit du CR du colloque à la Fac catholique d’Angers en mai 2008.

Toute la première partie reprend les grandes idées prononcées par les auteurs classiques :

  • Véronique Magron (l’homme peut être le gardien intelligent de la nature)
  • Mgr Stenger (dans la Bible, l’homme est à l’image de Dieu : il peut toujours intervenir en choisissant la vie ; c’est toute la création qui est associée à la miséricorde de Dieu : pas seulement l’homme ; ce dernier a besoin d’une conversion profonde du cœur)
  • Jean Bastaire (l’homme est à la tête d’une fraternité cosmique ; le cantique des créatures de St François est l’écho fidèle du Fiat)
  • Jean Gaillard (le salut opéré par le Christ s’étend à toute la création)
  • Jean-Pierre Ribaut (cite les actions concrètes des chrétiens : le monastère de Solan, l’antenne et le réseau "environnement et modes de vie", les campagnes vivre autrement)
  • Olivier Landron (cite tous ceux qui ont aidé à l’agriculture biologique).

La 2e partie traite des sciences humaines en matière d’écologie. Et là j’ai découvert et compris les risques de déviations graves :

  • la nature a droit au bonheur, donc appliquer le malthusianisme
  • pour une terre habitable, il faut un repli démographique
  • il existe des anthropophobes, éco guerriers dont le commandement est : "tu ne procréeras pas" (car ce serait une menace pour la terre)

mais aussi des analyses pertinentes :
comment se limiter quand il n’y a plus de contrainte ?
Nous ne mesurons pas l’impact de nos actions sur le monde et face aux chiffres alarmants, nos réactions psychiques sont inquiétantes :

  • un demi scepticisme (je ne suis pas la cause du mal)
  • un hyperactivisme (il n’y a pas de temps à perdre)
  • la dépression (la responsabilité est trop lourde)
  • un hyperoptimisme (la science trouvera toujours des solutions)
  • la fuite en avant (perdu pour perdu, profitons)
  • une pseudo indifférence (il y a saturation)

Depuis 100 ans la pression de l’homme sur l’environnement a été multipliée par cent... mais nous ne croyons pas ce que nous savons.
Le remède est de se projeter dans un avenir d’après la catastrophe : la prendre au sérieux et faire qu’elle ne se produise pas tout en vivant sereinement le temps présent.

Les derniers chapitres décrivent la création de la nature à travers l’art :

  • la tapisserie (Lurçat et Dom Robert)
  • le jardin planétaire de Gilles Clément
  • la musique (St François d’Assise, opéra de Messiaen)
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