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Historique Sommet de la Terre à RIO (n°17)
Article mis en ligne le 28 décembre 2007
dernière modification le 13 novembre 2019

En 1992, la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement s’est réunie à Rio. On a souvent donné le nom de Sommet de la Terre à cette rencontre.

Plusieurs actes importants ont été votés par les participants.
Et parmi ceux-ci, le programme ACTION 21 adopté par 173 pays.

En quoi cela consiste-t-il ?
C’est une déclaration qui fixe un programme d’action pour le 21ème siècle dans des domaines très diversifiés afin de s’orienter vers un développement durable pour la planète.

Ainsi, ACTION 21 énumère quelques 2500 recommandations concernant les problématiques liées à la santé, au logement, à la pollution de l’air, à la gestion des mers, des forêts et des montagnes, à la désertification, à la gestion des ressources en eau et à l’assainissement, à la gestion de l’agriculture, à la gestion des déchets.

Aujourd’hui, le programme ACTION 21 reste la référence pour la mise en œuvre du Développement Durable au niveau des territoires. Dans ce cadre, les collectivités territoriales sont incitées, en s’appuyant sur les partenaires locaux que sont les entreprises, les associations et les habitants à mettre en place un agenda 21 à leur échelle : c’est l’agenda 21 local dont je vous reparlerai prochainement.

Un autre résultat de la Conférence de RIO a été l’adoption de la Convention sur le Climat qui affirme la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre et qui a abouti à la signature en 1997 du protocole de Kyoto.

L’élan qui portait la conférence de Rio en 1992, à un moment où la fin de la guerre froide ouvrait la porte à une meilleure capacité de concertation et de coordination internationale n’a pas eu les effets escomptés. Il y a bien eu quelques avancées, notamment sur les questions de réchauffement climatique. Mais la mise en œuvre de ces décisions reste trop lente !

2 réflexions peuvent être faites :

  • Premièrement, si nous étions davantage conscients des enjeux et nous mobilisions, on pourrait espérer que les décideurs politiques avancent plus rapidement. Ainsi, le 3 décembre dernier, à peine installé, le nouveau 1er ministre australien qui avait axé sa campagne sur la lutte contre le changement climatique, a annoncé sa décision de ratifier le protocole de Kyoto, alors que jusqu’ici son prédécesseur, à l’instar des Etats-Unis, le refusait.
  • On constate que face à des problématiques très complexes, les solutions ne peuvent être qu’internationales : échanges technologiques, solidarités entre pays du nord et pays du sud.

Dans ce contexte, l’Europe unie pourrait avoir toute sa place.

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