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L’arche de Noé (n° 36)

vendredi 9 mai 2008

Qu’est-ce qu’évoque pour nous l’arche de Noé ?
La Bible, bien entendu !
Yahvé qui, constatant que les hommes étaient méchants et portés à faire le mal, décida d’effacer l’Homme et tout ce qui vit, de la surface du globe, en sauvant Noé et sa famille ainsi qu’un couple par espèce animale.

Eh bien, en Norvège, sur l’île du Spitzberg, à un peu plus de 1000 kms du pôle Nord, a été inaugurée en Février l’Arche de Noé végétale, construction destinée à conserver 4,5 millions de graines de plantes vivrières.
Ce site a été choisi dans cette région politiquement stable, à l’écart de toute activité tectonique. La température maximale est de -3°. Le sol ou permafrost est gelé en permanence. Il est situé sur une hauteur qui le met à l’abri d’une probable montée du niveau des mers.
Il s’agit d’une grotte géante, maintenue à -18°.

Comme l’a dit le 1er ministre norvégien « Face au changement climatique et aux menaces qui pèsent sur la biodiversité, la Norvège est fière de jouer un rôle central en créant une installation capable de protéger les fondements de la civilisation humaine »
L’arche de NOE est propriété de l’état norvégien et a reçu des fonds d’entités privées telles que la Fondation Bill Gates, la Fondation Rockfeller, Syngenta, Pionner…

Ce grand projet qui rendra peut-être service à l’humanité, n’est pas sans poser de questions :

Comment comprendre que plusieurs des institutions et entreprises industrielles qui financent ce projet mettent tout en œuvre pour imposer partout des lois qui remettent en cause le droit des paysans à conserver, utiliser, échanger et vendre des semences produites à la ferme. Ainsi, après avoir pris des semences normales dans les champs, l’industrie semencière y imprime ses empreintes génétiques et protège la plante modifiée par des brevets. Puis, au nom du libre marché, des lois interdisent peu à peu aux paysans d’échanger leurs semences et les obligent à acheter celles de l’industrie, inscrites dans les catalogues officiels.

Avec le changement climatique et les maladies, cette uniformisation des semences contribue à la perte de la biodiversité.
En Chine : en 20 ans, les variétés de blé sont passées de 10 000 à 1 000
Même chose pour les maïs en Amérique du Sud, les tomates chez nous, etc…

Des voix se font entendre :
Faut-il enterrer et congeler les semences dans un mausolée ou bien arrêter de détruire la biodiversité ?
Pour préserver les variétés, ne vaut-il pas mieux les cultiver, tout simplement ?
L’Arche de Noé verte, cela ne sonne-t-il pas comme une prise de conscience des dangers qui guettent notre monde ?
Et enfin, mettre en lieu sûr les plus beaux trésors que la Terre et nos ancêtres ont légué à l’humanité et à nos enfants….mais, en cas de nécessité, qui aura la clé de la porte blindée ?

Pour Radio Espérance

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