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Cap vers Copenhague (n°101)
Article mis en ligne le 30 novembre 2009
dernière modification le 12 novembre 2019

La Conférence de Copenhague sur le changement climatique est toute proche.

Les GES (gaz à effet de serre) responsables ne s’arrêtent pas aux frontières des Etats qui les émettent et les impacts attendus toucheront toutes les régions du globe.
Or les pays industrialisés qui représentent 25% de la population mondiale participent pour 50% des émissions.

Au contraire, l’Afrique qui n’émet que 4% des GES est parmi les 1ères régions du monde touchées : sécheresse dramatique au Kenya, inondations en Afrique de l’ouest entre autres.

Bien sûr, la gouvernance mondiale est difficile, certains parmi les plus nantis ont du mal à lâcher leurs prérogatives, des pays du sud réclament réparation… mais l’idée avance aussi bien du côté des gouvernements que de la société civile, qu’une seule voie est possible : celle d’accords justes et ambitieux.

Les efforts doivent porter dans 3 directions :

A/ REDUIRE LES EMISSIONS DE GAZ A EFFET DE SERRE

Pour nos pays industrialisés, il faudrait tendre vers une réduction de 40% d’ici 2020 et au moins 80% d’ici la fin du siècle. Inutile de dire que ça implique pour tout un chacun des changements radicaux.

B/ Le 2ème point est : LA LUTTE CONTRE LA DEFORESTATION

Les forêts constituent d’importants réservoirs de carbone. Or, chaque année, ce sont 13 M d’ha qui disparaissent (l’équivalent de la Grèce !)…cela représente environ 20% des émissions de CO2.
Les causes ? forêts transformées en plantation de soja, d’agrocarburants ou de palmiers à huile, expansion de l’élevage intensif, exploitation illégale de bois exotique…La lutte contre la déforestation devra aussi garantir les droits des peuples autochtones qui y vivent ainsi que la protection de la biodiversité.

C/ Le 3ème point enfin est l’AIDE à apporter aux PAYS EN DEVELOPPEMENT pour s’adapter au changement climatique et réduire, eux-aussi, leurs émissions.

Les populations les moins responsables du réchauffement de la planète en sont les principales victimes. L’équité exige que les pays industrialisés, qui ont construit leur développement et accumulé des richesses en émettant énormément de carbone, s’acquittent de leur dette écologique vis-à-vis des pays en développement et les aident, par des financements et des technologies appropriées, à s’adapter.

L’enjeu commun et global est bien de réduire nos émissions de GES. Il faut donc permettre aux pays en développement d’éviter de reproduire les erreurs des pays industrialisés, à savoir baser leur développement sur les énergies fossiles. Et pour cela, il faudra beaucoup d’argent.

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