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Chrétiens Co-Responsables de la Création

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LIVRE BLANC DES ASSISES CHRETIENNES DE LA MONDIALISATION

dimanche 6 mai 2007, par Janine Prost

DIALOGUES POUR UNE TERRE HABITABLE

180 représentants de 23 Eglises, associations et mouvements ont adopté ce texte après plus de quatre années de travail sur 4 axes :
le développement humain pour un avenir durable,
migrations et culture,
la vie économique et sociale,
la bonne gouvernance politique facteur de paix.

L’idée est que cette initiative citoyenne puisse, au souffle de l’Esprit, servir de modèle à la loi internationale et qu’elle aide à se former sérieusement aux réalités internationales en donnant les repères de la pensée sociale chrétienne.

C’est Jérôme Vignon qui a été choisi pour mener cette réflexion sur la façon d’humaniser la mondialisation en offrant une parole plurielle émise après confrontation des différences. Cette unité vécue dans la diversité aboutit au témoignage qu’un autre monde est possible.
Ce travail de référence mérite d’être lu et relu comme le point fait sur une marche qui n’est pas finie et demandera évaluation au cours des années.
Le sujet en est « la terre en tant qu’espace habitable créé par Dieu afin que toute vie puisse s’épanouir ».
Admettant que la mondialisation est une réalité majeure du monde contemporain, l’Eglise doit la prendre en compte et notre foi chrétienne nous oblige à nous engager dans des actions individuelles et collectives.

La mondialisation existe depuis le 16e siècle et les grandes découvertes, mais maintenant elle est devenue libérale et cela donne un sentiment général d’insécurité car elle est à la fois omniprésente et inatteignable ; elle met en péril la planète par l’exploitation incontrôlée des biens mondiaux qu’elle suscite.

6 points majeurs sont des constats à analyser :

1) le développement accéléré de la consommation entraîne une économie de prédation qui provoque des catastrophes.

2) le développement de migrations de grande ampleur génère des déséquilibres démographiques et de la xénophobie.

3) le monde est devenu un village où les uns dominent et les autres sont marginalisés.

4) l’activité économique est devenue une foire d’empoigne qui a besoin de régulations mutilatérales.

5) la mondialisation doit être gouvernée : il faut en inventer les moyens.

6) cette mondialisation libérale génère inégalités entre les nations, conflits, pollution et stérilisation de la planète... comment recréer les conditions de paix ?

Un consensus universel doit s’élaborer : basé sur la justice, la solidarité, l’égalité entre les personnes, le bien commun, le respect de la personne.
Les Eglises doivent accepter la nessécité d’une gouvernance mondiale avec un double système de références : l’un commandé par la raison, l’autre fondé sur la conviction.
L’échange et la confrontation permettent d’évoluer. Ainsi depuis les années 1970 une relecture fondamentale de la Genèse retrouve une approche trop oubliée de la Création faite de respect du Créateur et de la création confiée à l’homme. D’où une nouvelle vision de la place de l’homme dans le monde.
Laissons donc la mondialisation questionner notre foi.

Dans le chapitre « positions et propositions », je me suis centrée sur « un développement humain pour un avenir meilleur ».
Constatant la concurrence planétaire effrénée pour le contrôle des ressources énergétiquesq et minières et les dangers qui s’en suivent pour l’environnement humain autant que pour l’environnement naturel, l’économie doit désormais prendre en charge les problèmes sociaux et environnementaux.
Une prise de conscience est nécessaire à 4 niveaux :

1) l’action doit être multidimensionnelle : ex pour réduire l’utilisation du pétrole il faut apprendre à consommer, à se déplacer, à habiter l’espace d’une manière différente.

2) s’ouvrir à des critères de finalité à long terme et pas seulement quantitatifs.

3) les impacts sociaux du développement durable imposent un défi de solidarité.

4) nous vivons dans un monde globalisé où chacun doit se sentir concerné dans une solidarité intergénérationnelle et la gouvernance doit être locale, régionale, nationale, internationale.

La conscience universelle est pratiquement acquise...mais la mise en oeuvre concrète peine à s’accomplir.

Pour le chrétien, d’une nature à dominer passer à une nature reçue comme don à partager. Voir le développement durable comme un avenir nouveau menant à la terre promise.

Dans le « vivre autrement », mettre l’accent sur le plus que le moins rend possible.
Reconsidérer les notions de responsabilité collective et de fraternité. Avec l’idée de l’alliance, redéfinir notre manière de vivre ensemble sur la même terre.
Ce chapitre se termine par les pistes pour l’action : belle énumération de tout ce qu’il est possible de faire...
Que tout cela vous incite à lire vous même ce livre essentiel, mine de réflexion pour des échanges constructifs.

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