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L’eau (n°75)
Article mis en ligne le 13 avril 2009
dernière modification le 12 novembre 2019

Les océans occupent un peu plus de 70% de la superficie de notre planète Terre, ce qui lui vaut le nom de Planète bleue.
A y regarder de plus près, on constate que, pour une très grosse part, il s’agit d’eau salée : celle des mers et des océans.

Avec des chiffres, on estime à 0,3% la proportion d’eau douce, potable, accessible pour nos besoins quotidiens.
Avec une image : on dirait que si la Terre avait la taille d’une orange, la quantité d’eau potable planétaire serait égale à une goutte d’eau.

Me trouvant dernièrement à une exposition sur l’eau, une phrase m’a interpellée : l’eau que nous buvons est la même que celle qu’ont bue les dinosaures. Comme le disait le père de la chimie moderne Lavoisier au XVIIIème siècle : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. » Eh oui, c’est la même eau, la même quantité qui circule sur Terre depuis la nuit des temps. Le cycle de l’eau est un perpétuel recommencement : évaporation, condensation, nuages, pluie ou neige, ruissellement…

Savons-nous comment se répartit l’utilisation de l’eau sur terre :
70% pour l’agriculture
20% pour l’industrie
10% pour l’usage domestique.

En France, si nous buvons entre 2 et 5 litres d’eau par jour, nous en « mangeons » 3 000 ! je m’explique :
il a fallu entre 800 et 4 000 L pour produire 1 kg de blé ;
entre 2 000 et 16 000 L pour un kg de viande de bœuf.
Par ailleurs, la culture de plantes pour produire des agrocarburants (une alternative à nos carburants) sera très consommatrice d’eau (une des raisons pour ne pas étendre cette production). Pour obtenir 1 L de bioéthanol il aura fallu entre 1 000 et 4 000L d’eau.

Comme nous avons l’habitude de l’entendre, « l’eau, c’est la VIE ». Elle est précieuse, destructrice lors des catastrophes naturelles, trop rare dans de grandes régions du monde, polluée et vecteur de mort dans des zones pauvres et très peuplées où l’assainissement n’est pas fait.
Même chez nous, nous avons sans doute entendu parler :
de la pollution aux PCB qui empêche de manger les poissons du Rhône,
des pesticides présents dans tant de nos cours d’eau.

Les agriculteurs, les industriels ont à changer leurs pratiques.
Mais nous aussi sommes invités (et chacun de nous) à faire le lien entre notre vie quotidienne et les problèmes qui mettent la survie de l’Homme en danger.

Et, ne l’oublions pas, nos enfants et petits enfants boiront l’eau telle que nous la leur aurons laissée !

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