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L’eau et les droits de l’homme (n°137)
Article mis en ligne le 13 septembre 2010
dernière modification le 13 novembre 2019

Que s’est-il passé le 28 juillet 2010 à L’ONU ?

Après plus de 15 années de débat, l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté une résolution par laquelle elle fait de l’accès à l’eau potable l’UN des DROITS DE L’HOMME ! au même titre que le droit à l’alimentation… « une avancée historique » selon Chantal Jouanno.

Présentée par la Bolivie, cette résolution a été adoptée par 122 voix pour, 0 contre et 41 abstentions.
La Bolivie a rappelé que le manque d’accès à l’eau et à l’assainissement cause la mort de 3 M de personnes par an ; 1,5 M d’enfants meurent chaque année de diarrhées et 884 M d’êtres humains n’ont pas accès à une eau potable de qualité.

Voici les termes du texte adopté par l’ONU :
« Le droit à une eau potable propre et de qualité et des installations sanitaires est un droit de l’homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie. »

Et que dit-on dans l’Eglise à ce propos ?
En 2005, le pape Benoît XVI publiait le Compendium, un concentré de la doctrine de la foi catholique qui dit ceci :

Article 484 : Le principe de la destination universelle des biens s’applique naturellement aussi à l’eau, considérée dans les Saintes Écritures comme symbole de purification (cf. Ps 51, 4 ; Jn 13, 8) et de vie (cf. Jn 3, 5 ; Ga 3, 27) : « En tant que don de Dieu, l’eau est un élément vital, indispensable à la survie et, donc, un droit pour tous ». L’utilisation de l’eau et des services y afférents doit être orientée vers la satisfaction des besoins de tous et surtout des personnes qui vivent dans la pauvreté. Un accès limité à l’eau potable a une incidence sur le bien-être d’un très grand nombre de personnes et est souvent la cause de maladies, de souffrances, de conflits, de pauvreté et même de mort ; pour être résolue de manière adéquate, cette question « doit être cernée de façon à établir des critères moraux fondés précisément sur la valeur de la vie et sur le respect des droits et de la dignité de tous les êtres humains ».

Article 485 : L’eau, de par sa nature même, ne peut pas être traitée comme une simple marchandise parmi tant d’autres et son usage doit être rationnel et solidaire. Sa distribution fait traditionnellement partie des responsabilités d’organismes publics car l’eau a toujours été considérée comme un bien public, caractéristique qui doit être conservée même si sa gestion est confiée au secteur privé. Le droit à l’eau, comme tous les droits de l’homme, se base sur la dignité humaine et non pas sur des évaluations de type purement quantitatif, qui ne considèrent l’eau que comme un bien économique. Sans eau, la vie est menacée. Le droit à l’eau est donc un droit universel et inaliénable.

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